UN JOUR, UNE QUESTION : 

Les origines de la généalogie sont-elles anciennes ?

L’engouement actuel pour la généalogie (on recense 150 associations affiliées à la Fédération française de généalogie et plusieurs millions de visiteurs sur les sites web dédiés aux recherches généalogiques), facilité par les nouvelles technologies, s’inscrit dans une tradition séculaire. La généalogie est présente dans tous les récits fondateurs de toutes les grandes civilisations. Dans la Rome impériale et dans la

Grèce antique, on a le souci de connaître sa généalogie comme facteur de légitimité sociale… au moins dans les élites sociales. Le Moyen Âge est marqué par le même souci de connaissance de sa parenté, pour

être notamment en conformité avec le droit, particulièrement pour le mariage qui interdit de se marier avec des proches parents. Sous l’Ancien Régime, la même recherche d’une filiation était cette fois pour les nobles attachés à conserver leurs privilèges. La curiosité historique de pouvoir se rattacher à ses ancêtres remonte aussi loin. Aujourd’hui, la généalogie est considérée par les historiens professionnels comme l’une des sciences auxiliaires de l’histoire. Dans cette idée réside le fait que la généalogie permet de fixer des connaissances et des repères. L’enseignement de l’histoire, à partir de la fin du XIIe siècle se structure autour de chronologies universelles. Ce ne sont rien d’autre que des généalogies commentées. Devenue démocratique avec la multiplication des fonds mis à disposition du plus grand nombre, en particulier la numérisation des archives (état civil, registres paroissiaux, cadastres, archives notariales) ces dernières années, la généalogie est aujourd’hui le loisir favori de bien des personnes, plus souvent en quête de racines où trouver du sens à leur identité. C’est finalement un retour aux sources, une version moderne des mêmes recherches que dans l’Antiquité. 

 

CA S'EST PASSÉ UN: 

17 septembre 1822, 

Jean-François Champollion, présente devant l'Académie des Inscriptions et Belles-lettres de Paris son mémoire sur l'écriture égyptienne, dévoilant ainsi les mystères des hiéroglyphes. Cette découverte exceptionnelle lui vaut une admiration de toute la communauté scientifique de l'époque. En 1824, il publie son célèbre : "Précis du système hiéroglyphique".

UN JOUR, UNE QUESTION :

De quand date la "théorie politique coloniale" française ?

Il faut attendre Jules Ferry et ses deux ministères (1881-1882 et 1883-1885) pour voir naître une véritable théorie politique coloniale. Autour du fameux Conseil supérieur des colonies, Ferry affirme « le rôle civilisateur de la France » et entend la hisser au statut de puissance mondiale, à l’égale de la Grande-Bretagne. Il prend en compte également les intérêts économiques du pays et engage d’importantes troupes, au grand dam de Clemenceau partisan de concentrer les moyens militaires dans l’hexagone pour reconquérir au plus vite l’Alsace-Lorraine. En quelques années la France se renforce considérablement en Afrique (Brazza au Congo, traité du Bardo avec la Tunisie, occupation de Bamako, inauguration de la voie ferrée Dakar-Saint-Louis) et en Asie du Sud Est (conquête du Tonkin)…. La IIIème République se veut coloniale et expansionniste.

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE: 

41

Contrairement à la légende les généraux français ont été proches de leurs hommes - qui souffraient dans les tranchées - pendant le conflit de 1914-1918. Ils ont été nombreux à faire face au danger et à connaître de près le combat… 41 généraux ont été tués pendant la Grande Guerre.