UN JOUR, UNE QUESTION : 

Les origines de la généalogie sont-elles anciennes ?

L’engouement actuel pour la généalogie (on recense 150 associations affiliées à la Fédération française de généalogie et plusieurs millions de visiteurs sur les sites web dédiés aux recherches généalogiques), facilité par les nouvelles technologies, s’inscrit dans une tradition séculaire. La généalogie est présente dans tous les récits fondateurs de toutes les grandes civilisations. Dans la Rome impériale et dans la

Grèce antique, on a le souci de connaître sa généalogie comme facteur de légitimité sociale… au moins dans les élites sociales. Le Moyen Âge est marqué par le même souci de connaissance de sa parenté, pour

être notamment en conformité avec le droit, particulièrement pour le mariage qui interdit de se marier avec des proches parents. Sous l’Ancien Régime, la même recherche d’une filiation était cette fois pour les nobles attachés à conserver leurs privilèges. La curiosité historique de pouvoir se rattacher à ses ancêtres remonte aussi loin. Aujourd’hui, la généalogie est considérée par les historiens professionnels comme l’une des sciences auxiliaires de l’histoire. Dans cette idée réside le fait que la généalogie permet de fixer des connaissances et des repères. L’enseignement de l’histoire, à partir de la fin du XIIe siècle se structure autour de chronologies universelles. Ce ne sont rien d’autre que des généalogies commentées. Devenue démocratique avec la multiplication des fonds mis à disposition du plus grand nombre, en particulier la numérisation des archives (état civil, registres paroissiaux, cadastres, archives notariales) ces dernières années, la généalogie est aujourd’hui le loisir favori de bien des personnes, plus souvent en quête de racines où trouver du sens à leur identité. C’est finalement un retour aux sources, une version moderne des mêmes recherches que dans l’Antiquité. 

 

CA S'EST PASSÉ UN: 

2 octobre 1369, 

le roi Charles V le Sage décerne à Bertrand du Guesclin - son fidèle chevalier - le titre de connétable. Il devient commandant suprême de l'armée française. Du Guesclin est récompensé pour ses services rendus pendant la guerre menée contre les Anglais. Il restera attentif à son roi et combattra pour le Royaume jusqu'à sa mort en 1380. 

UN JOUR, UNE QUESTION :

Qui est

Carrier-Belleuse ?

 

Carrier-Belleuse est connu comme étant le Maître de Rodin. Jusqu’au 27 octobre 2014, le château de Compiègne consacre une exposition à ce grand artiste oublié aujourd’hui, mais qui fut sans nul doute l’un des sculpteurs les plus célèbres et les plus omniprésents du Second Empire. Il fut surnommé « le Clodion de son époque ». Toutefois il avait ses détracteurs, comme les frères Goncourt qui l’appelèrent « le pacotilleur du XIXe siècle »… Aujourd’hui on redécouvre son talent, son exubérance, sa sensualité, son génie… Il était également un très bon dessinateur, un modeleur, un ingénieur, un inventeur, un porcelainier, un fondeur… En réalité on ne pardonne pas souvent aux touches à tout… L’exposition de Compiègne le remet à sa juste place et permet de découvrir l’auteur : des « Torchère de l’Opéra de Paris », du « Messie », de « L’innocence tourmentée par l’Amour »… Des prêts exceptionnels du musée d’Orsay, du musée Rodin, des Arts décoratifs de Paris, de la Cité de la Céramique, du Métropolitain Museum of Art de New York, de collections publiques et privées ont permis de monter cette première grande exposition dans l’un des plus grands musées français. 

LE CHIFFRE DE LA SEMAINE: 

41

Contrairement à la légende les généraux français ont été proches de leurs hommes - qui souffraient dans les tranchées - pendant le conflit de 1914-1918. Ils ont été nombreux à faire face au danger et à connaître de près le combat… 41 généraux ont été tués pendant la Grande Guerre.